L’échec.

C’est un peu le gros mot qu’on entend forcément dans sa vie un jour ou l’autre. Lorsqu’il nous tombe dessus sans crier gare, difficile de l’assumer. En Europe, échouer est un verbe plutôt péjoratif qui signifie que nous n’avons pas été à la hauteur. C’est quelque chose qu’on vit de manière très personnelle et qui peut même parfois nous détruire.

Mais l’échec n’est pas perçu partout comme un moment horrible. Certains pays le voient comme une chance. Si on se calquait plutôt là-dessus?

L’échec en Amérique.

Mon parrain a eu la chance de vivre quelques années à Atlanta pour son travail. Pendant un repas de famille où je racontais pour la énième fois mon parcours chaotique, il m’a expliqué la vision de l’échec des américains. La différence est frappante. (Et elle explique des tas de choses aussi).

En effet, les américains voient l’échec comme une chance. Pour de vrai. Une chance de rebondir, d’ouvrir d’autres portes, de comprendre pourquoi ça a merdé. Ils le vivent de façon très calme et positive. Echouer est loin d’être péjoratif, c’est une étape, un passage obligé qui permet d’avancer.

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C’est vrai que, si on y réfléchit bêtement, on passe tous par une phase d’échec. Qu’elle se situe dans notre vie amoureuse, privée ou professionnelle. Il y a TOUJOURS un moment où ça merde. Alors pourquoi le voir comme quelque chose d’horrible puisqu’il s’agit de quelque chose de complètement banal?

Comment changer sa vision de l’échec?

Alors je ne dis pas que je détiens la recette miracle pour que vous viviez votre échec de manière totalement détendue. Etant donné que nous avons tous été élevés avec l’idée que celui-ci était tabou, difficile de changer profondément ses convictions. Cependant, on peut se forcer à chaque fois à trouver du positif dans ce bad moment. Un vrai exercice, m’voyez?

Exemple concret vécu il y a peu.

J’ai appris il y a quelques jours que je ne pourrai pas reprendre des études à temps plein comme je le voulais. Méga déception quand on sait que j’attends ça comme le Saint Graal depuis un an. Alors j’ai chialé hein, oui, dix minutes. Puis j’ai soufflé et j’ai commencé à voir si d’autres portes s’ouvraient à moi. Bizarrement, il y en a des tas.

Quand j’y regarde de plus près, je me rends compte que niveau job, je n’ai jamais eu une stabilité de la sorte. J’ai la possibilité d’être formée, de monter en grade, et je n’ai jamais eu autant d’avantages que maintenant. Certes, ce n’est pas la voie vers laquelle je me serais dirigée en premier, mais toute formation dans le domaine professionnel est bonne à prendre.

Mon job me permet d’avoir du temps pour moi et de combiner d’autres activités, comme la gestion de réseaux sociaux d’entreprises/entrepreneurs, le Story Telling en mariage, le blog et la création de contenu multimédia. Mes passions en somme.

Rien ne m’empêche de suivre des cours par correspondance.

Alors au final, qu’ai-je perdu? Rien. Ça va juste être un peu plus difficile oui, mais si je m’en donne les moyens, c’est loin d’être impossible.

Une question de point de vue.

Au final et comme je le répète: tout est une question de point de vue. Tu t’es fait virer? Vois ce changement soudain comme une chance de changer, d’évoluer, de faire des rencontres qui pourraient bousculer ta vie. Je sais, sur le coup, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais je vous assure que lorsque vous serez bien entraîné, vous verrez tout de suite le positif dans des événements à la base vachement emmerdants. Et vous savez quoi? Vous les surmonterez mille fois plus facilement. Du pipi de chat les mauvaises nouvelles je vous dis.

Apprendre à rebondir.

Si j’ai bien appris une chose dans la vie (oui, je n’ai que 25 ans mais ça j’ai compris), c’est que chaque changement, aussi négatif qu’il paraisse, finit TOUJOURS par ouvrir d’autres portes, souvent encore plus géniales.

Pour moi, une des clés du bonheur réside dans le fait de savoir l’accepter facilement, de passer à autre chose et d’y voir les opportunités offertes. Evidemment, c’est un automatisme qui prend du temps à se mettre en place. Mais plus on y travaille vite, plus on arrive à en faire une force.

Suite de l’exemple concret vécu il y a peu.

Après la nouvelle, j’ai commencé à me renseigner pour avoir un statut à la SMart (on en parlera si vous voulez), j’ai décidé de passer mes certifications Google et de continuer à apprendre en autodidacte pour faire valider mes compétences fin d’année. Je continue à m’investir dans mon boulot pour avoir la chance d’accéder aux formations de manager qu’ils proposent. Enfin, je pense m’inscrire à un cours d’anglais et à prendre des cours par correspondance.

Ca en fait des nouvelles portes, n’est-ce pas?

Ce que ça change? Absolument tout! J’ai l’impression d’avoir des centaines de possibilités différentes ouvrant sur des chemins qui ont l’air pas mal ensoleillés. Evidemment, je garde le regret de l’école, mais il ne faut jamais dire jamais. Ce n’était peut être pas le bon moment, voilà tout. En attendant, rien ni personne ne pourra atténuer ma soif d’apprendre alors école ou pas hein…

De plus, j’ai la chance d’avoir des dizaines d’exemples de personnes qui ont changé de vie et qui sont heureux (ma soeur déjà, par exemple), qui sont retournés à l’école très tard (mon chéri), qui n’ont pas de diplôme et ont quand même réussi.

Si eux l’ont fait, pourquoi pas moi? Pourquoi pas toi?

 

C’est vrai quoi. Si on arrêtait de se prendre la tête avec cette peur complètement irrationnelle de l’échec, on ferait, j’en suis certaine, de grandes choses. TOUS. C’est peut être le moment de s’y mettre, non?