Home LIFESTYLE Job: se sentir légitime dans son boulot à 25 ans.

Job: se sentir légitime dans son boulot à 25 ans.

by Gaby

Ah la la… Être légitime quand on est jeune… Une question qui tourmente plus d’une personne, moi la première. Aujourd’hui, à l’heure où nous vivons dans une société qui change radicalement toutes les 53 secondes, il est très difficile de se sentir “à sa place” dans son boulot lorsqu’on a 25 ans. Surtout, SURTOUT si on a une once de responsabilités. Tu sens que ça sent le vécu? Tu vises juste.

2019: le syndrome de l’imposteur.

Je ne le pensais pas, mais énormément de jeunes en sont “atteints”. Pour vous l’expliquer en deux mots, il s’agit d’un sentiment constant de doute sur son propre travail, allant même jusqu’à se dire qu’on est complètement con et que tout ce qui nous est arrivé de positif dans la vie résulte de la chance ou d’un malentendu. Parfois, on se met à culpabiliser en se disant qu’on dupe les autres et on a également tendance à se sentir honteux des projets qu’on a accompli. Oui oui, ça va assez loin.

Ce truc, je le vis constamment. Tous les jours de ma petite existence. Aussi bien dans mon boulot que dans le blogging et dans tous les projets que j’entreprends. Certains jours, je fais avec, d’autres, ça me bouffe.

Mais d’où vient ce sentiment?

Il est né de plusieurs facteurs.

Premièrement, l’école.

Cette institution indispensable mais complètement dépassée nous forme à travers un modèle obsolète. Il y a 30 ans, lorsqu’on en sortait, on trouvait un travail qui correspondait à ce qu’on avait étudié. Aujourd’hui, les cursus ne sont plus du tout adaptés au monde professionnel et ne préparent en rien un élève à s’épanouir dans son travail. Combien de jeunes se prennent des claques monumentales lorsqu’ils commencent à bosser? Combien ne correspondent pas aux profils recherchés par les entreprises?

A l’heure actuelle, ce qu’on apprend dans les salles de classe reste une vague théorie qui nous guide à peine lorsqu’il faut se mettre à la pratique. En clair: tu te démerdes.

Deuxièmement, la vitesse à laquelle les innovations apparaissent, dans tous les domaines.

Que ce soit en médecine, ingénierie, informatique, en communication… Si on ne prend pas le pli de se former tous les jours, on est vite très dépassé. Ce sentiment joue énormément dans le fait de se sentir légitime et aucune institution n’aide à être bien informé: c’est une habitude qu’il faut prendre soi-même.

Troisièmement, la société (elle a que des problèmes #comprendraquipourra).

Outre les soucis environnementaux et autres problèmes de répartition des richesses, l’arrivée des réseaux sociaux a complètement changé la vie des gens. D’ailleurs, si j’étais historienne, je placerais une nouvelle ère au moment où Facebook est apparu. Ça a l’air con, mais je vous assure que toute notre vision de la vie à été bouleversée grâce/à cause de cet outil. Et bien qu’il soit extraordinaire, il a tendance a faire des victimes.

Avec Facebook, Instagram, Snapchat et autres… Se comparer est devenu quelque chose de complètement normal. La palme est attribuée à ceux qui partent le plus en vacances, ou ceux qui font les plus beaux selfies. La vie virtuelle est devenue plus importante que la réalité. Et lorsqu’on a le syndrome de l’imposteur, qu’on scroll notre mur et qu’on voit tous ces gens qui prétendent réussir, on se sent nuls. Pas jaloux, pas envieux. Juste nuls. Il m’est déjà arrivé de me lever le matin toute motivée et retourner me coucher à moitié dépressive après avoir ouvert mon PC. Bref, on oublie que les gens ne montrent que la face sympa de leur existence.

Se sentir légitime, c’est possible?

Oui, évidemment que c’est possible. Bon, je serais une menteuse en vous disant qu’il “suffit de”. Et puis, de mon côté, j’ai plein de phases où, même avec beaucoup de courage, je ne passe pas au dessus de ce sentiment.

Ce que je peux d’ores et déjà vous dire en tout cas, c’est que la question de légitimité tous domaines confondus est liée au fait de lâcher prise et relativiser. A partir du moment où on a un boulot, on subit assez de pression que pour en rajouter une couche en rentrant à la maison.

Un conseil que je pourrais vous donner? Distinguez la vie professionnelle de la vie personnelle et gardez en tête que votre travail n’est pas la vraie vie (dixit Gael, qui n’a pas toujours tort) Il en fait partie, certes, mais il ne doit pas prendre le dessus sur le reste. Vous ferez des erreurs, vous vous planterez royalement: tout le monde y passe. Relativisez un maximum lorsque vous vous sentez mal: vous êtes en bonne santé, vous avez une famille aimante, un toit au-dessus de la tête… et si cette route est un cul-de-sac, n’oubliez jamais qu’il y a toujours d’autres chemins.

Trouver l’équilibre n’est pas une mince affaire mais est essentiel pour être heureux. Alors oui, on peut se remettre en question parce que cela permet d’aller de l’avant, mais il y a une énorme différence entre faire une montagne de nos défauts en ruminant all-day-all-night et se pencher sur un petit problème pour lequel il y a des tas d’alternatives.

Puis pour le reste, avancez sincèrement, soyez authentiques, prenez des risques: on a qu’une vie!

A lire aussi: 5 étapes pour gérer le changement, sa mère.



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4 comments

Karine 16 janvier 2019 - 16 h 38 min

Coucou Gab, je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis. J’ai 29 ans. Mon plus grand défaut au travail c’est être perfectionniste, ne pas supporter les injustices ou les tricheries. Parfois je prends des risques inutiles comparés aux autres qui préfèrent rester dans leur zone de confort, après tout, c’est leur droit. Avant, en arrivant à ce poste où je suis maintenant, j’étais le petit soleil. Aujourd’hui, je suis plus fermée, méfiante et je parle moins de moi-même, j’ai remarqué que ça peut éviter des critiques, commentaires et/ou jalousies. Enfin, j’essaie de rester fidèle à moi-même, tout en cherchant à m’améliorer. Tout ça pour dire que je n’ai pas trouvé la place de travail idéale où je me sente comblée et authentique. Merci pour cet article et bonne semaine.

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Gaby 17 janvier 2019 - 20 h 47 min

” Aujourd’hui, je suis plus fermée, méfiante et je parle moins de moi-même, j’ai remarqué que ça peut éviter des critiques, commentaires et/ou jalousies.” Ce que tu dis est très vrai, mais pourtant tellement dommage… Devoir gommer cette spontanéité pour correspondre à des cases… Je le fais aussi et ça me rend dingue. Je trouve ça nul de devoir être une autre personne au travail, ou plutôt un “demi-toi” pour ne pas s’attirer des problèmes.
J’espère de tout coeur que tu trouveras la place que tu désires <3

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Karine 23 janvier 2019 - 9 h 19 min

Hello Gab, merci de ta réponse, ça me fait très plaisir. Tu as totalement raison, c’est dommage. Surtout que ça n’emmène pas que tu négatif que d’être spontanée, bien au contraire. Merci beaucoup 🙂 Je vais bientôt me lancer dans les recherches d’un nouveau job. Becs et une belle suite de semaine.

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Amtiss 25 août 2019 - 7 h 10 min

Hello Gab, j’ai trouvé ton article très intéressant. En tant que ”jeunes” nous avons bien sûr nos propres freins, mais ce que je trouve le plus énervant, dans le monde de l’entreprise notamment c’est que la jeunesse est associée à l’inexpérience. J’ai déjà postulé à un job pour lequel je remplissais TOUS les critères, et la personne des ressources humaines a quand même réussi à me demander : ”mais n’êtes-vous pas trop jeune pour ce poste?”. Je dois dire que ça ne m’était même pas venu à l’esprit. J’ai finalementement obtenu le poste mais cela ne m’a vraiment pas aidée à prendre confiance au début.

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