La crise de la 25aine EXISTE. Si.

Je ne pensais pas vous dire ça un jour, mais la crise de la 25aine existe. Ah non mais je vous jure. Je le constate en ce moment et après enquête, j’ai remarqué ne pas être la seule à la vivre silencieusement (ou pas).

Depuis que j’ai fêté mon quart de siècle, je remets absolument TOUT en question. Alors oui, je suis le genre de personne à réfléchir énormément sur toutes les possibilités qu’offre la vie DE BASE… Mais depuis février, c’est carrément devenu une obsession.

Voici une liste (que vous pouvez compléter à votre guise si vous êtes dans le même cas) de toutes mes réflexions cheloues de jeune adulte en crise.

25 ans, c’est l’âge où ça y est, je suis une vraie adulte. Pas une “ado qui vient d’achever l’âge con”, pas une “jeune adulte”, non. Une adulte avec un grand A. My god.

J’ai un compte en banque que je gère. J’ai mes propres thunes. Je vis mes propres galères. Si l’huissier vient frapper chez moi, je ne peux même pas appeler ma mère à la porte pour qu’elle lui botte le cul. Je mange des pâtes que JE me prépare et quand il n’y a plus de crème fraîche, JE dois aller faire les courses solo.

Il y a aussi cette espèce de petite voix pas sympa qui me dit qu’il est “trop” tard pour plein de choses. Force m’est de constater que jamais je ne serai virtuose au piano, danseuse étoile ou Championne du Monde dans un sport particulier.

Bon, ce qui me réconforte, c’est que je peux toujours être la Championne du Monde des emmerdeuses, la Championne du Monde des marathons Netflix, ou la Championne du Monde de gavage de Nachos sauce fromage. Du coup, ça va mieux.

C’est aussi le moment où tu entres dans un espèce de cercle secret des décisions bien hardcore.

Personne m’a prévenue moi hein, que certains choix allaient être difficiles à assumer, que tu peux vite les regretter et qu’ils peuvent avoir des conséquences pendant trèèèèèèès longtemps!

On a aussi d’autres styles de questionnements tels que “Suis-je avec la bonne personne”? Oui parce qu’à 25 ans, tu te dis que c’est le moment d’entamer des trucs plus sérieux avec ton partenaire. C’est l’instant où envisager d’acheter une maison COMMENCE à te traverser l’esprit de temps en temps. Chez d’autres, on se dit qu’il est temps de quitter le nid douillet de papa et maman. Des questions cruciales, si si.

Ajoute à ça les bonnes vieilles crises existentielles: “qui suis-je?” “pourquoi j’existe???” “Qu’est-ce que j’aime?” “Que voudrais-je faire de ma life?”… Et je vous passe la longue liste de toutes ces interrogations étant donné qu’elles sont tout sauf rationnelles.

Avoir 25 ans, c’est prendre ses premières claques au travail.

Parce que tu n’imagines pas UNE SEULE SECONDE le monde du travail quand tu ne l’as pas vécu “pour de vrai”. Tu te rends compte qu’un collègue, si choupinet qu’il soit, n’est PAS un ami. Il ne s’agit plus de copier le devoir de son voisin si on n’a pas fait le sien. Dans la vraie vie professionnelle, c’est chacun pour sa gueule.

Les premières années, tu tombes des nues plusieurs fois. Et si tu es du genre naïf comme moi, tu tombes des nues tous les 15 jours. Mais toutes ces péripéties professionnelles te permettent aussi de te forger, d’apprendre à te connaître et à t’adapter à toutes les situations.

25 ans, l’année charnière t’sais.

Dans la foulée des trucs qui me traversent l’esprit, je pense aussi à la fin de ma vie. *Instant morbide activé*

Je n’irai pas jusqu’à dire que cela m’obsède, mais je me refais parfois des angoisses comme quand j’étais petite sur “la peur de mourir”. J’en ai parlé avec une copine qui vient de passer le cap des 26 ans et qui m’a dit “ohhhhh moi tout pareil que toi quand j’ai eu 25 ans!” Ça m’a rassurée. Apparemment, ça passe et c’est normal. Ça revient vers 40 ans, et ça repasse aussi. Il faut juste gérer les moments d’insomnie où tu te dis qu’un jour tu vas mourir.

Mais rassurez-vous: il y a aussi des côtés super positifs à cette crise de la 25aine.

Premièrement, on commence à ne plus en avoir rien à faire du regard des gens.

Je me souviens qu’à l’école, je faisais TOUT pour me fondre le plus possible dans la masse. Je voulais être standard: pas trop brillante, pas trop extravertie, bref, pas trop. J’ai toujours tout fait pour être la personne la plus lambda histoire de ne pas avoir à donner mon avis ou prendre position.

Aujourd’hui, ça va mieux. J’ai eu comme un déclic et je m’en fous. Certes, je ne sautille pas de joie quand on me fait une remarque négative, mais je n’ai plus l’impression que je vais mourir de chagrin si quelqu’un me tacle.

Deuxièmement, on me prend plus facilement au sérieux (des fois).

Bon, pas toujours. On me prend au sérieux quand on me connaît. Autrement, mon visage de bambin a plutôt tendance à me mettre des bâtons dans les roues face à des inconnus que je dois convaincre. Mais du coup, le défi est encore plus chouette. Bref, ce que je veux dire par-là, c’est que je peux avoir des vraies discussions d’adultes sans qu’on se dise que je suis trop jeune et que je n’y connais rien. Ça, c’est plutôt cool.

Troisièmement, on est dans la phase: “t’as toute la vie devant toi” combinée au “je fais ça pour moi”.

De nouveau, je ne cible que les personnes qui, comme moi, ont pris conscience (très) tard qu’on fait les choses pour nous et pas en quête d’une reconnaissance éternelle. Tout ça, ça change la donne. A l’école par exemple, il est très difficile de se rendre compte que tout cet apprentissage n’est pas pour les profs, maman, papa et mamie/papi. Peu d’enfants arrivent à faire cette distinction. Moi, j’ai compris ça bien après mon parcours scolaire chaotique. Genre y a un an. Ne suivez pas cet exemple!

Cependant, cette année, je profite pleinement de cette motivation, de cette petite étincelle qui a jailli parce que j’ai (un peu plus) compris la vie. J’ai envie d’accomplir plein de choses et j’ai moins peur de me lancer dans le vide. J’y vais, et si ça foire, tant pis. De toute façon, je fais ça pour moi et pour personne d’autre. Et quel bonheur de savoir que j’ai encore pleeeeeein d’années qui m’attendent pour réaliser mille projets fous!

Alors, vous l’avez vécue cette crise de la 25aine?

> Voir aussi: La vie est une tartine de merde (qu’on n’est pas obligé d’avaler).

Précédent

La méthode ALPEN pour en finir avec la procrastination!

Suivant

De la lumière dans ma maison (de rêve)!

  1. Frissou

    Ahah oui 😀 Je me suis reconnue dans l’article ^^ 😉

  2. Marine

    Tout pareil que toi aussi ! J’ai passé le cap le 3 avril de cette année et j’ai vécu aussi pas mal de remise en question, en plus j’ai perdu mon papa l’année dernière donc je n’avais plus mon pilier pour me soutenir
    Et puis c’est passé, je me suis fait un peu aidée par une sophrologue qui a reussi à me « calmer » 🙂 j’ai essayer aussi les pierres de lithotherapie qui ont été d’un grand secour

    • Je n’ai jamais entendu parler de ces pierres! Désolée pour ton papa… ce sont des moments très durs!
      Si ça va mieux maintenant, c’edt L’essentiel!

  3. Pas plus pour mes 25 que mes 40 qui se profilent dans peu de temps 😉

  4. Laury Morat

    J’y suis en plein depuis le 20 juin ma petite chérie !! Ton article fait du bien

  5. Ninia

    J’ai eu le droit à cette crise et aussi à celle qui précède les 30 ans.
    Les remises en question, les crises de larmes et même une petite dépression à 29 ans (je dis petite maintenant mais, le jour de mon anniversaire a été catastrophique)
    Mais au final, j’en ressors plus forte et plus en Paix après m’être reprise en main.
    Après avoir touché le fond, on ne peut que remonter et retrouver le sourire.
    Chaques pas, chaques petites victoires et changements me rendent fière !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén