La méthode ALPEN pour en finir avec la procrastination!

J’ai un énorme défaut. Je suis une adepte de la procrastination.

Difficile de définir ce comportement qui, je pense, est un mélange de flemme, de peur de l’échec et de fuite. Ces derniers temps, j’ai vraiment envie de changer cette mauvaise habitude et d’en finir pour de bon. J’ai la fâcheuse tendance à tout faire au dernier moment et sous pression. C’est toujours passé, même si parfois c’était limite. Mais je n’ai plus du tout envie de vivre comme ça.

Je me suis donc renseignée sur la méthode ALPEN et je me suis dit qu’à vous non plus, ça ne pourrait pas vous faire de mal. (Je sais qu’on est plusieurs dans la salle, faites pas genre)

Lutter contre la procrastination avec la méthode ALPEN.

Cette méthode a été élaborée par un allemand, Lothar J. Seiwert, et repose sur le fait que chaque jour influence le suivant. “ALPEN” est un acronyme que nous allons détailler sans plus tarder!

A pour Alle Aufgaben qu’on peut traduire par “La To Do List”

Je pense que vous avez compris de quoi il s’agissait. Avant d’aller dormir, on prend un petit carnet (si possible hyper cute) dans lequel on liste les tâches à faire du lendemain. On fait deux catégories: les choses que je dois faire et celles que je veux faire (je “dois” aller faire les courses et je “veux” écrire des articles). Une fois qu’on a fait ça, on regroupe les tâches par thème. Par exemple, les courses peuvent être regroupées avec le fait de devoir aller à la pharmacie ou dans une administration comme étant des “activités extérieures”. Bref, vous avez compris l’idée.

L pour Länge, c’est à dire estimer le temps de chaque tâche.

C’est une étape super importante pour ne pas se décourager. Faire des listes à rallonge et voir qu’on n’arrive pas à les remplir, c’est un peu la certitude qu’on va laisser tomber avant même d’avoir commencé. Pour chaque chose notée, on estime donc un temps. Les tâches doivent être bien définies et limitées. Si dans votre liste, vous devez passer l’aspirateur dans le salon, il faut que le temps que vous accordiez à cette tâche se limite à passer l’aspirateur dans le salon, point. Cela ne comprend pas le fait de ranger avant, de faire les poussières etc… NON. On définit des limites claires.

P pour Pufferzeit, la partie dédiée aux imprévus et aux pauses.

Essentiel si on veut éviter de péter des cases. Chacun est différent dans ce cas. Certaines personnes peuvent rester concentrées sur une tâche pendant plusieurs heures. Personnellement, après une heure de boulot, j’ai besoin de faire autre chose. Pas forcément de faire une pause, mais de me concentrer sur un tout autre truc: un projet différent, une tâche à l’opposé de ce que je faisais etc… Sinon, je suis vite impatiente et j’ai tendance à bâcler.

Prévoir un laps de temps pour les imprévus permet également de ne pas se mettre la pression lorsqu’on n’est pas dans les temps. Mamie qui téléphone pendant 30 minutes, on ne peut pas le prévoir et en général, ça arrive quand on s’y attend le moins!

Prendre soin de soi, aussi, ça joue énormément sur notre tendance à la procrastination. On se sent mille fois mieux si on s’oblige à s’écouter. De mon côté, je m’accorde minimum une heure par jour. Ça a l’air énorme pour certains et pourtant c’est primordial pour mon moral. Ce que je fais pendant ce temps? Je prends un énorme bain, je prends soin de mes cheveux, je me fais un masque hydratant… Je me maquille, je bois un bon café, je lis, je geek… Les activités sont nombreuses et variées mais ultra-nécessaires à mes yeux.

E pour Entscheidungen on cible les priorités.

Certaines tâches sont plus urgentes, d’autres non. On cible donc ce qui est à faire “absolument”. Le reste, soit on met de côté pour un autre jour, soit on délègue. Bref, il n’y a pas grand chose à dire d’autres dans cette partie mais dans tous les cas, il faut choisir les tâches qui sont le plus importantes pour nous et qui nous ferons avancer les jours suivants.

pour Nachkontrolle : on contrôle notre gérance de la procrastination.

Ca, c’est la partie la plus réjouissante. On coche les cases des tâches qu’on a accomplies pendant la journée. On peut aussi ajouter une note à certaines qui nous servira de feedback. Par exemple, on compte 1 heure de pause pour manger et on se rend compte qu’en réalité, c’est trop long. C’est mon cas. Quand j’ai une heure de pause dans la journée alors que je suis au travail, ça me crève mille fois plus que si je prends 30 ou 45 minutes. J’ai trop le temps de “décompresser” et pour m’y remettre, c’est vachement plus difficile!

Si certaines tâches n’ont pas pu être accomplies, ce n’est pas grave. On les remet au lendemain en les transformant en nos priorités. Il peut parfois arriver qu’on ait une journée trop chargée, ou qu’un imprévu soit beaucoup plus long que ce qu’on avait compté. On ne peut pas penser à tout non plus et ce n’est pas grave. Se coltiner les urgences parce que baby a fait le fifou en se prenant pour Indiana Jones dans le canapé, ça prend forcément vachement plus de temps que mamie qui téléphone.

Donc on ne se met pas la pression. On fait de notre mieux. Et puis il faut quelques jours d’adaptation pour appliquer la méthode correctement. Il est courant qu’on ne sache pas combien de temps il nous faut pour effectuer une tâche. Bref, ça s’apprend.

Adieu procrastination!

Perso, je vais tenter cette méthode dès à présent. Je me dis que c’est une chouette façon de dire adieu à la procrastination!

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  1. Christelle bxl

    Bonjour, est-ce qu’il y a un livre ou un site dont je pourrais m’inspirer ?
    Super intéressant comme article, ça me parle !!

  2. Florence Casse

    Je ne connaissais pas le nom, mais je faisais (sans le savoir) déjà un peu ça :
    en général, le matin quand je quitte la maison, il reste de la vaisselle propre qui a égoutté la nuit, de la vaisselle sale dans l’évier, 2-3 trucs sur la table du p’tit déj, des vêtements par-ci par-là, l’aspirateur à passer, une machine à mettre en route, etc.
    Du coup, tout ça me trotte dans la tête quand je suis au boulot, parce que je me dis déjà “pfiou, tout ce que je vais devoir faire en rentrant” (qui a dit “charge mentale”? 😉 )
    Alors, pendant mon temps de midi, je mets toutes ces petites tâches par écrit, y compris des trucs bêtes comme “relever la boîte aux lettres”, “ouvrir les fenêtres pour aérer” ou même “faire pipi”. J’estime combien de temps il va me falloir pour chaque tâche et dans quel ordre je veux les faire, et en général, je compte quelques minutes de plus pour chaque tâche (au cas où j’aurais un imprévu ou si ça prend plus de temps que je ne pensais).
    Au final, j’ai ma liste de choses à faire, dans l’ordre dans lequel je dois les faire, et avec le temps imparti : par tâche et au total. Je sais que je vais rentrer environ à telle heure et qu’à telle heure, au plus tard, je dois avoir tout fini.
    Je comprendrais que ça mette une pression inutile à certain(e)s, mais moi j’y trouve un côté ludique, “challenge” et j’essaie de tout faire au mieux et au plus vite. Quand je me rends compte que ce qui devait me prendre 60 minutes n’en a finalement pris que 45, je le prends pour une petite victoire ! 😀
    Et à moi un petit quart d’heure de rab’ pour mes loisirs <3

  3. Ben non je connaissais pas! Mais c’est aussi un peu ce que je fait avec une petite différence—> je ne termine jamais la liste.
    Mais l’idée est bonne avec de la motivation.

  4. Merci pour la découverte, je ne connaissais pas ! J’en ai bien besoin également haha 🙂

  5. Je ne connaissais pas du tout merci pour la découverte ! Ca a l’air sacrément efficace comme méthode !

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