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Partir en Laponie Suédoise: ce que tu DOIS savoir ABSOLUMENT avant de partir.

by Gaby

Si tu suis ce blog, tu sais que je suis partie en Suède il y a à peu près un an. Pour être totalement exacte dans mes propos, j’ai été en Laponie Suédoise. Dans le nord donc. Le vrai de vrai. Pourquoi?  Réaliser un de mes rêves: voir une aurore boréale.

Je t’ai donc expliqué dans mon premier article les quelques péripéties que nous avons du traverser, mon amoureux et moi, pendant notre road trip.

Si toi aussi, tu rêves de voir une aurore boréale, voici quelques conseils pour partir le coeur léger et la valise remplie de bons plans.

  • Quelle période pour partir?

La Laponie Suédoise, c’est magnifique toute l’année. Tout dépend de ce qu’on a envie d’y voir. Si on vient avec la volonté de voir une aurore boréale, il y a quelques petites choses à savoir.

La première, c’est qu’il y a une “saison” d’aurores boréales. Entre Septembre et Mars plus exactement. Au-delà de ces mois, les chances d’apercevoir un joli ciel vert/rose/bleu sont vraiment amoindries.

Secundo, il faut savoir que le nord de la Suède a un degré d’ensoleillement différent du notre. Au mois de janvier, le soleil ne se lève jamais, et au mois de juin, il ne se couchera pas du tout. On appelle ce phénomène le Soleil de Minuit.

Lorsque je suis partie, j’ai eu une durée d’ensoleillement à peu près égale à celle qu’on a en plein hiver ici en Belgique. Du coup, Gaël et moi n’avons pas vraiment été perturbés.

  • Quel prix?

Le billet en lui-même est tout à fait abordable. Pour un aller-retour, j’ai payé très exactement 96€. Evidemment, tout dépend de la compagnie avec laquelle on prend ses billets. J’ai pris l’aller chez Ryanair et le retour chez Brussels Airlines, afin d’économiser un maximum le trajet.

Concernant le déplacement “sur place”, tout dépend du city trip qu’on a envie de faire. Dans mon cas, nous avions loué une voiture parce que le but était de traverser toute la Suède en longeant la côte Ouest avant d’atterrir en Laponie. On s’est tout simplement tournés vers l’agence de location de véhicules de l’aéroport Skavsta et notre Ford nous est revenue à 300€ pour 4 jours. Un peu chère à mon goût, mais il nous fallait une voiture qui tienne la route pour affronter la glace du Grand Nord. Sinon, il reste l’option du train, qui est légèrement plus coûteuse que la voiture mais qui permet de se reposer et d’arriver sains et saufs à Kiruna.

Enfin, parlons peu parlons bien, parlons logement. On peut retrouver à peu près tous les prix, mais ATTENTION: les places partent hyper vite en période d’aurores. Un truc de malade, même que j’ai jamais vu ça. Nous avons choisi un Camp (celui que je décris dans mon article précédent) très particulier mais vraiment agréable et revigorant. Niveau prix, on en était à environ 300€ pour deux nuits.

  • Bon à savoir…

La vie est plus chère et l’essence est absolument hors de prix.  Attention donc à bien prévoir les trajets pour éviter des dépenses imprévues qui pourraient exploser le budget de départ.

La nourriture est également un peu plus onéreuse. En quatre jours, nous en avons eu pour 100€ pour deux, restaurants non compris. En parlant de ces derniers, les prix sont quasiment les mêmes qu’en Belgique et varient fortement d’un établissement à l’autre. Pas de grosses surprises à ce niveau-là, donc.

  • On the road…

Il faut savoir que plus on monte dans le nord, plus les routes sont couvertes de glace. Cependant, je te rassure tout de suite: les suédois sont tellement habitués qu’ils roulent sans problème à 120km/h sur des nationales. Au début, tu n’oseras pas faire la même chose de peur de planter ta voiture dans le décor mais au bout de quelques heures de route, tu te découvriras une nouvelle passion pour le rallye et tu conduiras aussi rapidement que les habitants du pays.

Il est préférable de faire le plein dès qu’on croise une station. Lorsqu’on commence à arriver en Laponie Suédoise, les stations essence se font de plus en plus rares. Parfois, on peut faire 200km sans rien croiser autour de nous. Mais si tu es assez prévoyant alors tout se passera très bien.

Le seul “vrai” danger, ce sont les élans. Pendant l’hiver, ils traversent les routes à tout-va sans prévenir et il n’est pas rare que les véhicules les percutent (à mon grand regret). Attention donc à garder les yeux ouverts! Nous avons eu la chance d’en voir deux, c’est magnifique. J’étais toute émue.

Dernière chose: si tu décides de rouler de nuit, fais EXTRÊMEMENT attention au blizzard. On ne dirait pas comme ça, mais croiser un camion qui t’envoie un véritable rideau de flocons, alors qu’aucune route n’est éclairée, c’est super dangereux. Nous avons eu quelques grosses frayeurs au retour et on pensait vraiment qu’à un moment, notre voiture se retrouverait dans la barrière de sécurité.

  • On fait quoi en Laponie Suédoise?

Alors il est certain que si tu décides de passer des vacances à visiter des villes et à faire du shopping, ce n’est pas vraiment la destination qui te conviendra. A Kiruna, on se retrouve vraiment au milieu de nulle part, dans la nature absolue. Il n’y a pas véritablement de choses “à faire”, je dirais plutôt qu’il y a des choses “à voir”: des paysages immaculés, des forêts magiques, des plaines extraordinaires… Bref, Dame Nature nous en met plein les yeux.

Doud et moi (oui j’appelle mon mec Doud, tout le monde trouve ça chelou mais comme ça vous savez et on n’en parle plus merci) avons profité d’être là-bas pour visiter le Parc National d’Abisko. On avait l’impression d’être sur une autre planète, dans un autre monde, dans une autre vie. Le reste du temps, on se promenait sans vraiment avoir de but précis. Tout est tellement beau que les yeux ne savent pas où regarder et le dépaysement est vraiment total.

Le soir, on rentrait de nos longues et magnifiques balades dans notre petit chalet sur la petite île. On était coupés du monde, mais quel immense plaisir de se lover dans les bras de son chéri, au coin du feu, au milieu de la forêt… Je crois que je n’ai jamais ressenti une paix intérieure aussi profonde que dans ces moments-là.

Bref, un an plus tard, j’en garde un souvenir intact. Je me souviens des odeurs, des bruits (plutôt du silence), de la grandeur des montagnes, de la pureté de la neige. Je me souviens de cette sensation totale de liberté, de cet amour de l’instant… J’essaye de m’en rappeler tous les jours pour ne pas en perdre une miette.

Et vous, y a-t-il un voyage qui a marqué votre vie?

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8 comments

Florence Casse 20 mars 2018 - 14 h 30 min

Quel magnifique article! Très communicatif, voilà, maintenant j’suis triste de ne pas pouvoir aller en Laponie de sitôt 🙁 (lol)
Merci pour toutes ces infos! Ce sont les plus importantes à savoir afin de s’organiser et ça rassure sur pas mal de points!
Vivement que je puisse les mettre en application! 🙂

Perso, mes meilleurs souvenirs de voyage, c’était le Maroc, avec mes parents, l’hiver 2006. Mes parents avaient déjà fait la moitié Nord du Maroc pour leur voyage de noces et cette fois-là, ils ont organisé notre périple dans la moitié Sud.
Et quel périple! On est parti en voiture (oui, oui, de chez nous) jusqu’au sud de l’Espagne (une petite escale à Biarritz avant ça), de là on a pris le bateau (oui, oui, toujours en voiture) jusque Melilla.
Il faut savoir que Melilla est une petite enclave espagnole sur l’Afrique. Donc est sur le continent africain, mais toujours en Europe. Yep. On a logé sur place ce soir-là et le lendemain, on a passé la frontière pour arriver à Nador. (Tous ces détails ont leur importance à la fin de l’histoire!)
Nous avons alors véritablement entamé notre séjour marocain en arpentant les routes du désert, en traversant le pays du nord au sud: Midelt, Merzouga, Zagora, longeant l’est de l’Atlas, puis franchissant ces cols (routes en altitude et en lacets, un cauchemar) pour atteindre la belle Marrakech (où j’ai croisé un candidat de la Star Ac’ totalement oublié aujourd’hui, mais on me dit dans l’oreillette qu’on s’en fout), et puis on a refranchi les cols de l’Atlas vers Ouarzazate (l’Hollywood marocain) et Errachidia (d’où vient ma prothésiste ongul- ah, on s’en fout toujours, me dit-on).
On continuait notre petit bonhomme de chemin, les jours s’écoulaient et on remontait petit à petit vers Nador et Melilla, avant le bateau, l’Espagne, et finalement chez nous.
SAUF QUE, le jour où on devait prendre le bateau (qui partait à 22h), alors qu’on était à 150 km du port on a fait le plein de carburant dans un petit bled toootalement paumé et 100 mètres après, la voiture a refusé de redémarrer. Diesel trafiqué. Garagiste ancien pour voiture trop récente. On était en panne et personne pour nous aider (pas même Touring).
HEUREUSEMENT, un transporteur de bétail dont le camion était vide et qui allait JUSTEMENT à Nador s’est proposé de nous emmener. Résultat, mon père dans la cabine avec le routier et ses deux acolytes (aucun ne parlant vraiment ni le français ni l’anglais), la voiture dans la benne à moutons (sans les moutons), et ma mère et moi dans la voiture. Sans radio, parce que le garagiste avait débranché et rebranché tous les fusibles au hasard. Et sans toilette, parce qu’on était dans une voiture, dans une benne à moutons. Ô joie.
Et nous avons roulé gaiement (mais sans radio) comme ça pendant 150 kilomètres jusqu’à Nador, dernière ville marocaine avant, vous vous rappelez, la frontière avec l’enclave espagnole, Melilla. Sauf que voilà, les marocains ne peuvent pas passer la frontière (même sur leur continent africain) comme ils veulent. Donc nous voilà à côté de la ville où on doit prendre le bateau. Genre à 2 kilomètres. Mais avec une frontière entre nous et une voiture en panne. Nos gentils (VRAIMENT TRÈS gentils) routiers ont donc déchargé la voiture dans une gare routière où les camions déchargent d’ordinaire bétails, fruits et légumes pour le marché, mais ouf, pas ce soir-là. Il est environ 21h. Il fait nuit noire. Mais heureusement, toute leur famille débarque avec des oranges (pour nous) et des petites lampes de poche pour qu’on y voit clair en attendant une dépanneuse, appelée par leur soins.
Au volant de cette dépanneuse, un brave homme qui, lui, parle non seulement le français mais aussi l’espagnol. C’est important parce que, pendant qu’il nous conduisait jusqu’à la douane (qu’il ne peut pas traverser, Maroc/Espagne, vous me suivez toujours?), il a appelé un dépanneur espagnol, de Melilla, qui est venu nous chercher de l’autre côté de la douane pour nous emmener jusqu’au port.
Bon, on a quand même dû pousser la voiture sur les quelques mètres avant et après la frontière, c’était rigolo (non).
Là, il était quelque chose comme 21h45 et notre bateau quittait le port à 22h. Et c’était important qu’on ait CE bateau-là et pas celui du lendemain, parce qu’en fait le lendemain, il n’y en avait plus. Ni le surlendemain. Pendant 3 mois en fait. Donc mon père a chopé un taxi pour foncer au port et demander à ce qu’ils veuillent bien attendre sa femme et sa fille (et sa voiture) qui arrivaient en dépanneuse.
Ils ont bien voulu (ouf). Ils nous ont même aidé à pousser la voiture dans le bateau.
Alors il y a un petit truc qui a dû faire mourir de rire les passagers du bateau (non): c’est qu’ils ont tous dû embarquer avec quelques heures d’avance, bien sûr, question de logistique, histoire que tout le monde ait le temps de monter pour que le départ se fasse à 22h pile. Sauf que grâce à nous, on a quitté le port à 23h. On est quand même arrivé à l’heure le lendemain matin (ils ont dû mettre beaucoup de charbon dans les machines sans doute), MAIS comme on était la dernière voiture entrée dans le bateau, on était la première voiture d’une file à devoir sortir. Sauf qu’elle roulait pas. TROP drôle (non!).
Heureusement, il y avait pas mal de gens qui revenaient du Paris-Dakar (ben oui c’était du temps où le Paris-Dakar se déroulait encore entre ces deux villes, surtout en Afrique) avec leurs Jeeps et autres 4×4. Donc certains costauds ont bien voulu tracter notre petit monospace hors du bateau et même jusqu’à un concessionnaire Opel.
Bref, je m’arrête là pour cette petite histoire, parce qu’autant au Maroc, même ceux ne parlant pas français, les gens ont été VRAIMENT TOPS! Autant en Espagne, à Malaga, les gens ont été tout sauf serviables ou aimables, et aucun n’a voulu faire l’effort de parler anglais.
Donc dans tout ce tintouin, je préfère retenir mon expérience côté Maroc, bien plus positive, malgré les soucis! 🙂
Oui, parce que le Maroc, c’est magnifique et riche de tant de trésors, à voir, à sentir, à goûter, à toucher et à ressentir… Et, au risque de sortir un cliché, oui, les gens sont vraiment accueillants et chaleureux. Ils n’ont rien mais donneraient tout. Ils ont le goût du partage, de l’échange, de l’affection. Ils sont ouverts et curieux et attentionnés.
Quand vous découvre le Maroc et ses habitants, c’est un peu comme quand vous allez chez votre Mamy : elle veut tout savoir de votre vie, trouve que tout ce que vous faites est super, elle s’assure que vous mangiez à votre faim et même plus, et elle espère bien vous revoir bientôt! Et moi aussi j’espère la revoir bientôt 🙂

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Pauline 20 mars 2018 - 16 h 05 min

Eh behhhhh. J’ai tout lu 😀
Et le Maroc, du peu que j’ai fait : c’est à dire le Sahara et descendre/remonter la route de Ourzazate à mHamid (porte du désert), c’était effectivement super.

Perso, le voyage le plus ouuuuuf que j’ai fait … j’hésite entre te dire mon trek ds le désert sur la piste du Oued Draa, ou ma randonnée Kayak dans les fjord de l’Arctique.

Si t’es curieuse je te met le lien de mon site, la page qui résume les carnets de route, et ou je raconte en détails (depuis peu) mes voyages. J’essai d’écrire les anciens, genre mon safari au Kenya/Tanzanie et la Chine.

http://sword-phrn.com/carnets-de-routes/

La Laponie est sur ma liste de truc a faire ~

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Pauline 20 mars 2018 - 16 h 06 min

C’était plus pour Gab’ que pour Florence la fin de mon message. Mais bon, comme vous voulez les filles 🙂
Tchou

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Gaby 20 mars 2018 - 16 h 19 min

Merci, j’irai y jeter un coup d’oeil, ça me donnera des idées pour les prochains voyages!

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Gaby 20 mars 2018 - 16 h 18 min

Tu sais quoi? Je pense que les plus beaux voyages sont ceux où il arrive mille galères! Quand j’y repense, au retour de notre City trip, on a failli rater l’avion parce qu’on n’avait pas remarqué que l’avion qu’on prenait n’était pas dans le même aéroport que celui de l’aller! Du coup, nous voila sans voiture, dans le mauvais aéroport, a 150km de notre avion, en retard et sans argent… je me suis mise à pleurer ! J’étais persuadée qu’on allait rester coincés là bas hahahahahaha ! Heureusement un taxi a mis le turbo pour nous amener au Bon aéroport et a accepté les maigres euros (qui n’est pas la monnaie de la suede) qu’il nous restaient!

Ce genre de souvenir, ça resté gravé et c’est ça qui fait d’un voyage u voyage épique plein d’aventures!

Je me suis trop marrée en lisant ton commentaire xD j’imagine à quel point sur le coup ça devait être stressant mais raconté comme tu le fais j’ai ri tout le long!

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Florence 21 mars 2018 - 10 h 26 min

Ouuuf pour vous, en effet! Heureusement, vous avez pu revenir parmi nous 😀

Je suis la reine des galères en voyage : j’ai raté l’avion qui devait me ramener de Budapest (heureusement, j’étais avec 2 copines et on a mangé du KFC tard le soir en regardant des séries sur un ordi, avec le wifi de l’aéroport, et on a fait les sottes dans les jeux pour enfants et avec les chariots à bagages. On a dormi 2 heures et puis on a pris l’avion à 6h du matin 😀
Et aussi, en 2010, j’étais en Sardaigne quand le volcan islandais s’est réveillé et a bloqué tous les aéroports de l’Europe, du coup j’ai dû remonter en Belgique par mes propres moyens (à savoir, un ferry jusque Civitavecchia, un train pour Rome, une journée entière à faire la file dans la gare de Rome pour entendre, à l’heure de la fermeture des guichets qu’il n’y avait plus de places de train pour la France, qu’on me vendrait un ticket de car pour Nice. Une nuit hors de prix dans l’hôtel miteux juste à côté de la gare, le lendemain matin, chercher désespérément le car en question et me rendre compte que “coach” ne signifiait pas ici un “autocar” mais la classe “coach” dans le train 😀
Train jusque Gênes puis arrivée à Nice le soir, auberge de jeunesse; le lendemain TGV jusque Paris Gare de Lyon, RER jusque Paris Gare du Nord. Monter dans le Thalys pour Bruxelles de 15h30 (+1h de retard) voie 6 au lieu du Thalys pour Bruxelles 16h30 voie 7, m’asseoir à ma place réservée (le siège en question était d’ailleurs libre), me faire contrôler par l’accompagnatrice de train qui me reproche 1) de ne pas avoir composter mon billet (mais purée à QUOI ça sert de composter un billet pour lequel on a de toutes façons déjà payé?!), 2) d’être dans le mauvais train. Billet confisqué.
Arriver à Bruxelles, rater d’une minute le train pour Namur, devoir attendre une interminable heure de plus (si près du but!!!), avoir ma mère au téléphone qui me dit que “ce soir j’ai cours d’art floral, j’peux pas venir te chercher à Namur, demande à ton père” (oui, ma mère est une c****sse), et finalement, avoir mon papa qui vient me chercher à Namur et me sert fort fort contre lui parce qu’il a cru ne jamais me revoir après ce retour catastrophique. 🙂

Enfin, la plupart du temps, tout est bien qui finit bien! 🙂

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Mimelia 30 mars 2018 - 1 h 40 min

Je rêve de faire un road trip dans toute la Suède, ce pays me fascine ! ♥

Reply
Gaby 30 mars 2018 - 9 h 13 min

C’est à faire une fois dans sa vie !

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