Home CULTURE Mademoiselle Fons, cette prof qui m’a appris à aimer la littérature…

Mademoiselle Fons, cette prof qui m’a appris à aimer la littérature…

by Gaby

Il y a environ 13 ans (mon Dieu, je viens d’écrire cette phrase et de me recevoir un de ces coups de vieux dans la figure!) j’ai fait la connaissance d’un professeur exceptionnel que je n’oublierai jamais: Mademoiselle Fons.

Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est parce qu’elle fait partie des personnes qui, un jour, m’ont donné la possibilité d’exprimer par les mots mes émotions les plus profondes. 

Mademoiselle Fons est la toute première rencontre de ma vie qui a sillonné le chemin m’amenant au blogging. Aujourd’hui, j’avais envie de lui rendre hommage, même si elle ne se souvient probablement pas de moi.

Je me souviens…

Moi, je me souviens de tout: les mandalas qu’on réalisait en début de cours pour être prêts à la leçon, l’odeur fraîche et féminine de la salle de classe, la sensation des feutres glissant sur le tableau blanc et son rouge à lèvres rouge parfaitement appliqué. Je me souviens aussi de ses lunettes dorées, de sa coupe courte et très foncée et de son élégance innée.

Je n’ai jamais vu des cours de français/latin aussi bien préparés. Timing respecté à la lettre, leçons claires, précises, tout était parfaitement logique. Mademoiselle Fons n’était pas seulement une wonderwoman super organisée, mais elle était aussi très juste et patiente. Prête à te donner toutes les astuces possibles pour que tu fasses la différence entre un “a” et un “à”. Je l’admirais.

Jusqu’au jour où…

Un jour, en sortant d’un conseil de classe et à ma période de rebelle nulle qui accumule les mauvaises notes, elle est sortie de la pièce, m’a regardé droit dans les yeux et m’a rétorqué mot pour mot “je tombe des nues Gabrielle. Je suis vraiment déçue”. Cette phrase a résonné dans ma tête pendant des années. J’avais “déçu” Mademoiselle Fons. Quand on admire une personne, c’est un mot qui vous percute de plein fouet et qui vous mange tout cru.

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J’ai heureusement fini par survivre à cette culpabilité et à ce jour, je la remercie du fond du coeur. D’avoir été un professeur qui nous apprenait la dissertation avec brio, qui nous faisait participer à des concours, qui savait récompenser quand il le fallait et punir sans crier.

Alors merci…

J’ai aimé apprendre l’orthographe, la Mythologie, la grammaire. Regarder des péplums, passer au tableau, parler de la Madeleine de Proust, tout ça me passionnait. J’ai découvert deux poèmes à jamais gravés dans ma mémoire: “Demain dès l’Aube”, de Victor Hugo, et “Le Chat” de Charles Baudelaire. Bref, elle m’a donné le goût des mots.

Mademoiselle Fons, j’espère qu’un jour vous lirez ces quelques lignes. Vous avez été un véritable moteur dans ma vie, une étincelle allumant un brasier inépuisable. Grâce à vous, j’ai appris la plus importante des vérités: ce pour quoi j’étais faite.

 

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