Home LIFESTYLE Parcours inspirant: la reconversion professionnelle de Pauline qui motive!

Parcours inspirant: la reconversion professionnelle de Pauline qui motive!

by Gaby

Cette semaine, on met en lumière Pauline, jeune femme en pleine reconversion professionnelle. Elle nous décrit son parcours avec justesse, sincérité, et véritable amour de la vie.

Je dois vous avouer que certains passages m’ont extrêmement émue. C^îtreona ^ce genre de femmes me rend fière et je voulais vous montrer que, peu importe le moment, vous avez le pouvoir de changer votre vie.

 

Pauline, en quelques mots…

 

Je m’appelle Pauline, j’ai 30 ans depuis le 8 Août dernier, je suis Française et je vis actuellement en région parisienne mais je suis originaire du Sud de la France, près de la mer.

Célibataire et sans enfants – oui, à 30 ans – je suis actuellement et depuis le 8 Janvier 2018 en formation dans le cadre d’une reconversion professionnelle, pour devenir chef cuisinier.
Mon parcours a été plus que chaotique jusqu’à présent ! Après mon Bac Littéraire, j’ai pris une année sabbatique pour voyager, puis en revenant en France, j’ai suivi 3 ans de cours préparatoires avant d’intégrer une grande école de communication parisienne.
À cette occasion, je suis venue m’installer en Ile de France. J’ai été diplômée en Septembre 2012, Major de promotion. Ça y est, après 3 longues années et 30 000 euros de crédit étudiant, j’atais “Responsable de communication”. En même temps, de son côté, la vie a fait son travail : j’ai rencontré un garçon, je suis tombée amoureuse, je me suis installée avec lui. Un jour, il est parti. Moi, jamais.
Mon plus gros défaut – qui peut parfois s’avérer une grande qualité, c’est d’être une personne passionnée. La passion est mon seul et unique moteur : dans ma vie de couple, dans ma vie personnelle, dans ma vie professionnelle. Le soucis, c’est que j’ai des passions très eccléctiques : la moto (et les sports mécanique en général), les cosmétiques, et la cuisine. Je n’ai jamais vraiment su choisir.


A quel moment as-tu compris que tu n’avançais pas dans la voie qui te correspondait?

Dès la sortie de l’école.
Je ne vais pas te mentir, j’ai adoré mes études. La communication, le marketing, la publicité, le journalisme… C’était fun, c’était tendance. Mon école était à deux pas des Champs Elysées, avec mes amies on bossait nos cas pratique pour Prada ou Longchamps au Starbucks. J’avais 22 ans, je sortais de ma Province et je vivais la vie parisienne, celle que j’avais imaginée comme un El Dorado pailleté dans ma petite tête adolescente pendant des années.
Puis j’ai eu mon diplôme. Et il a fallu trouver du travail. Donc je sais écrire, promouvoir et communiquer… Parfait, mais alors sur quoi?

Et on en revient à mes passions… Mon parcours s’est articulé comme suit.

Ecrivons sur la moto. J’ai alors créé un site internet, OffBikes.com, avec un associé. Un véritable bonheur… En tant que média internet Français, je suis partie sur les circuits moto du monde entier, discrètement financée par ma famille et l’aide non négligeable de Pôle Emploi. Mais avec 30 000 euros de dettes, les ressources immédiates s’épuisent très vite, surtout quand tes mensualités (450 euros à rembourser chaque mois!) débutent un an après avoir quitté les cours.
Alors il a fallu abandonner. Mon associé, plus âgé, n’a pas lâché l’affaire : il avait un véritable job en plus du site, il avait de l’argent de côté, il avait une vie stable et il a continué sans relâche pendant une année encore après mon départ. L’année où il a été repéré. Aujourd’hui, Thomas a été repéré par l’organisateur mondial des plus grandes compétitions moto, pour lesquelles il est rédacteur des sites officiels MotoGP.com et WorldSBK.com.
Pendant ce temps-là, moi, seule en Île de France avec “ma bite et mon couteau”, ou plutôt mon mec et mon crédit, il a fallu que je mange. Et pour manger, il a fallu que je bosse. Mais dans quoi?
Dans les cosmétiques, bien sûr. J’ai commencé chez Sephora, comme vendeuse au rayon maquillage. Puis j’ai enchaîné les boulot dans la vente. Maquillage, maquillage encore, puis bijouterie, etc. Des postes plus ou moins agréables, avec plus ou moins de responsabilité. Sauf que mon coeur savait que je n’étais pas faite pour ça.
Je savais le faire. Je le faisais bien. J’appréciais ça. Mais ce n’était pas ce que je voulais faire. Et une petite voix dans ma tête – ou bien était-ce celle de mes parents? – me répétait sans cesse que je ne m’étais pas endettée à ce point pour finir en tailleur dans un centre commercial.

Quand la raison faire taire le coeur…

Un jour l’opportunité de retourner dans la communication, mon “coeur de métier” comme je me plaisais à le dire, s’est présentée. Une cliente dont le mari avait une PME “en plein essor” (je cite), et qui avait besoin d’une personne bilingue pour assurer la responsabilité du département communication et marketing. Des horaires de bureau? Des week end libres? Un salaire plus que doublé? Et l’occasion de rentabiliser enfin mes études? J’ai foncé.
Et ça a été la plus énorme connerie de ma vie. Après seulement quelques mois, je l’ai regretté à en pleurer chaque matin, chaque midi et chaque soir. Comment avais-je pu imaginer que j’allais m’épanouir en dehors de mes passions? Ah je communiquais, ça je communiquais… Mais sur un produit qui pour moi n’avait absolument aucun intérêt, et sous l’égide d’un patron mégalomane, bipolaire, maniaque du contrôle et sans aucun talent managerial, qui n’avait de cesse de mettre des bâtons dans les roues de ses équipes pour se prouver qu’il leur était indispensable…
Juillet 2017, après seulement 6 mois dans cette entreprise, burn out. 5kg de perdus plus tard, une rupture conventionnelle négociée à la force des menaces, je me tire enfin et retrouve mon Sud où je fête mes 30 ans et en profite pour faire le point.
Qu’est ce que je veux vraiment? J’ai passé 2 mois au chômage, malheureuse, à m’isoler pour y réfléchir. Jusqu’à la révélation.
 

On a souvent très peur du changement. Toutes les personnes qui ont réussi à se reconvertir avaient un « moteur ». Quel est le tiens?

Malheureusement pour toi je n’en ai pas qu’un seul mais celui que je mettrais en premier, c’est la passion. Je ne fais rien sans passion, je suis entière, souvent beaucoup trop. J’ai besoin d’aimer ce que je fais et de m’y consacrer à 350%.
Le deuxième, et c’est un moteur sur lequel on évite en général de se répandre publiquement donc je ne ferai que le citer sans approfondir, c’est ma foi.
Ensuite je dirais la fierté. Ça peut paraître négatif, mais je suis une personne très fière qui ne renonce jamais, car j’ai eu la chance d’avoir des parents exceptionnels qui ont toujours cru en moi et m’ont convaincu que j’étais capable de faire énormément de choses. Alors quand je suis en situation difficile, je me souviens toujours de leurs paroles et je me dis que j’aspire à mieux. Je suis trop fière pour rester sur mes échecs.
 

Avant de te lancer dans le domaine de la cuisine, avais-tu des pré-dispositions à celle-ci, ou une passion innée?

Pré-dispositions, aucune, demande à mon chef ! Passionnée oui, depuis toujours. Ma mère a toujours cuisiné avec plaisir, elle a toujours aimé recevoir et surtout recevoir correctement. En général, elle faisait des choses simples, traditionnelles, mais elle aimait aussi innover pour les grandes occasions. Je me souviens de soirées de Nouvel An avec une vingtaines de personnes pour lesquelles elle préparait soigneusement des verrinnes de sa création comme un véritable traiteur… J’aimais la regarder faire, et surtout j’aimais cette créativité.
Quand j’ai quitté le nid pour la première fois, à 18 ans, je suis partie avec un cahier qu’elle avait rempli de ses recettes, manuscrites. Je l’ai toujours. Je pense que je les connais par coeur, mais je l’ai toujours. J’ai hérité d’elle cet amour de recevoir et de gâter mes invités avec de bons plats maison. Mais pour autant, je détestais “faire à manger” ! Décongeler un steak et faire cuire des pâtes dans de l’eau, très peu pour moi ! Par contre, un menu entrée plat dessert pour un réveillon de Noël à 10, et j’étais comme une enfant… Sans mentionner le fait que j’ai déjà annulé des soirées entre copines pour regarder Top Chef.

Pourquoi avoir choisi cette école en particulier?

Tu vas trouver ça idiot mais je ne suis pas sûre de l’avoir vraiment “choisie”, disons qu’elle m’est tombée dessus au moment où j’en avais le plus besoin.
L’été dernier, après avoir fêté mes 30 ans, j’ai persisté : j’ai à nouveau cherché du travail dans la vente. Parce que je savais faire. Parce que ça ne me faisait pas peur. C’était facile, je maîtrisais. J’ai passé des dizaines d’entretien et pour la toute première fois de ma vie – pourtant je suis la reine des entretiens ! – ça n’a rien donné. Nada.
Alors j’ai pris du recul sur moi même : ça ne marchait pas parce que je n’étais pas dedans. Moi-même j’étais convaincue de ne pas être faite pour ça alors comment convaincre la personne en face du contraire?

Un déclic…

Puis un jour d’errance chômeuse en Octobre, je suis tombée dessus. Ce reportage sur la cuisine que j’avais déjà vu quelques mois plus tôt, j’avais envie de le regarder encore car il parlait de Thierry Marx, un chef que j’admire depuis longtemps. Alors je l’ai trouvé en Replay. Et elle était là. Mon école.
Thierry Marx a créé Cuisine Mode d’Emploi(s), une formation gratuite très sélective dont la vocation est de donner une deuxième chance à ceux qui, comme moi, ont eu des parcours atypiques, en leur proposant de les préparer, en 8 semaines de formation pratique, à l’examen du CQP Commis de Cuisine et, grâce à cela, de leur permettre de retrouver le chemin de l’emploi.
Et quand je dis parcours atypique, attention, je ne parle pas seulement d’errances estudiantines comme les miennes ! Non, Cuisine Mode d’Emploi(s) accueille aussi bien des personnes qui ont, par exemple, fait la légion étrangère, ou encore de la prison, ou bien qui sont immigrées car elles ont fui leur pays en guerre, que des seniors à qui on ne donne plus d’opportunité dans leur domaine professionnel d’origine… Tout le monde peut prétendre à cette formation. Pour y postuler, une simple lettre de motivation est demandée. Elle est examinée soigneusement et si elle est retenue, on vous reçoit en entretien. Chez Cuisine Mode d’Emploi(s), on se fout de ce que vous avez fait avant, de ce que vous savez faire ou non : que vous ayez Bac +7 ou Bac-5, vous pouvez venir apprendre à cuisiner, à partir du moment où vous êtes vraiment motivé.

Motivation et chance!

Par vraiment motivé, entends bien que 10 élèves seulement sont retenus par session, sur 25 à 30 candidats en moyenne à chaque fois. Alors mieux vaut comprendre dès le départ que le moindre retard ou la moindre absence est intolérable : 8 semaines pour apprendre ce que d’autres apprennent en deux ans, si tu te permets de ne pas venir, c’est que tu as pris la place de quelqu’un d’autre de plus motivé.
En ce qui me concerne, j’ai postulé au mois d’Octobre sans y croire vraiment. Puis ma vie personnelle a subi de très gros changements. Douloureux, difficiles. Et dans tout ça, une lueur d’espoir : une convocation, un entretien. Une lettre d’admission.

Le Grand Tournant…

Depuis le 8 Janvier 2019, je suis élève au centre de formation de Grigny, dans l’Essonne, un département du sud de la région parisienne. Grigny, c’est une ville très cosmopolite mais extrêmement défavorisé, qui est plus connues pour ses cités (La Grande Borne, mentionnée dans nombre de bons morceaux de rap français d’ailleurs) que pour son intérêt pour la gastronomie française. Mais peu importe, c’est là que mon chef, un type exceptionnel, officie chaque jour pour faire de moi, et des membres de ma promo, de véritables cuisiniers. Ludovic Langrognet est un chef hors pair, passionné par son métier. Et la passion, moi… c’est tout ce qu’il me fallait.
Tout le monde n’est pas parti de zéro : certains ont déjà travailloté dans des cuisines à droite à gauche, d’autres ont déjà fait des stages notamment en pâtisserie. Mais tout le monde a commencé en même temps, avec l’intention de travailler en équipe, sans aucune compétition. Car l’esprit de Cuisine Mode d’Emploi(s), c’est aussi ça… On vient tous de milieux différents, mais on est tous là pour la même chose, et si on peut chacun s’aider à réussir, alors on le fera, car on a tous des choses à s’apporter les uns aux autres.

A propos de Thierry Marx

Thierry Marx est quant à lui, en plus d’un chef triplement étoilé au succès indéniable, un être humain d’une rare bonté et d’une grande philosophie. Lui même a eu un parcours hors du commun : ancien militaire, il a gravi chaque échelon pour devenir ce qu’il est, et ce sans aucune aide ni pré-disposition. Et aujourd’hui, par le biais de Cuisine Mode d’Emploi(s), qui compte plusieurs écoles en France, il a décidé de donner à son tour une chance à ceux qui, comme lui, partent de rien. C’est un “homme positif”, comme le dit le titre de sa biographie, une personne dont la vocation même est le partage, et qui n’a de cesse de tirer les autres vers la réussite, et pour ça, je m’estime chanceuse chaque jour d’avoir été choisie pour intégrer l’un de ses centres de formation.

Que dirais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer sans oser?

C’est bâteau, mais je dirais deux choses : “On a qu’une vie.” et “Si tu ne le fais pas maintenant, tu ne le feras jamais.”
“On a qu’une vie” c’est vrai, et ça n’a jamais été aussi vrai à mes yeux que depuis que j’ai été malheureuse au plus haut point, puis à nouveau heureuse et épanouie. Avec cette formation, j’ai retrouvé le sourire : je n’ai pas l’impression d’aller travailler, jamais. Pourtant, autant te dire qu’on est loin des 35H tranquilles sur une chaise de bureau ! Mais chaque matin je me lève folle d’excitation à l’idée de cuisiner avec mes copains de promo. Et je n’avais pas ressenti ça depuis tellement longtemps… Est-ce que je l’avais ressenti d’ailleurs? “Fais ce que tu aimes et tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie.” Celui qui a dit ça avait tout compris.
Refusez de mourir sans avoir tout essayé pour être heureux. Tout, même ce qu’il y a de plus fou, car nous sommes chacun les acteurs de notre propre bonheur. Personne ne nous rendra heureux à notre place.
Croyez en vous. Vous êtes les seuls et uniques à savoir ce dont vous êtes capables. Si vous pensez pouvoir le faire, si vous êtes sûr de vouloir le faire, faites-le, quoiqu’en dise les gens. Vous pensez que mon entourage a bien reçu la nouvelle? Faites les sourds.
Et “si tu ne le fais pas maintenant, tu ne le feras jamais” parce que les opportunités, tout comme nous, n’existent que dans le présent. Le passé n’existe plus, le futur n’existe pas encore. Le seul moment de saisir sa chance, c’est maintenant. Alors lancez-vous. N’ayez pas peur, il n y a pas de mal à partir de rien, au contraire : car quand on n’a rien, on n’a rien à perdre.

Comment vois-tu l’avenir? Des projets en particulier?

Je le vois radieux. Chaque fois que j’y pense, j’ai le sourire, malgré toutes les difficultés personnelles que j’ai à gérer.
La perspective d’avoir enfin un métier “dans les mains”, un savoir faire technique et manuel unique que je peux monnayer et surtout exporter, me remplit de joie. Lorsque j’aurais mon diplôme en poche, toutes les portes me seront ouvertes. TOUTES.
Personnellement, j’envisage les choses comme ça : Le 1er avril, suite à mon stage de 3 semaines, retour dans mon Sud natal pour travailler une saison complète en paillote (restaurant gastronomique avec plage privée). Après ces 6 mois, je souhaite retourner au Japon, mon pays favori, travailler 6 mois dans un restaurant Français. Puis 6 mois à New York? En Californie? En Italie? Là où le vent me portera. Ma seule règle? 6 mois par endroit, pas plus, et pendant 5 ans maximum. Ensuite, il faudra faire le point : choisir un établissement ou ouvrir le mien.
Mon rêve est d’avoir mon propre restaurant concept végétarien. Mais ça… C’est un rêve !
En attendant, je serai ravie de vous accueillir sur mon compte instagram dédiée à mon aventure en cuisine, @linebettercancook. Vous pourrez y voir mes plus belles assiettes, mes évolutions, mon parcours… Et pourquoi pas venir manger dans un restaurant où je travaillerai?

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9 comments

Florence Casse 12 mars 2018 - 11 h 41 min

Je vais être peut-être un peu insensible, mais ce n’est pas le genre d’histoire qui m’inspire:

Après son bac, elle est partie un an à l’étranger;
elle a fait ses études à Paris où elle traînait chez Starbucks avec ses copines de classe;
ensuite elle a créé un site internet qui, apparemment, ne lui rapportait pas grand chose mais, heureusement, sa famille et Pôle Emploi lui ont permis de voyager (encore!) sur divers circuits motos…
Maintenant, elle suit une formation, je suppose non rémunérée, de plusieurs semaines.

Je lis ça comme je lis que Trump est un self-made-man dont le père était pété de thunes. Donc pas “self-made”.

Moi, ce qui m’inspirerait, ce serait de lire les vraies galères qu’on connait et comment, des mois à manger des pâtes, quelqu’un a su mettre de côté pour se lancer.

Je bosse depuis mes 18 ans, j’en aurai 28 cette année. Je n’ai jamais arrêté. J’ai bossé des temps pleins qui payaient comme des mi-temps, j’ai fait des heures supp’ qu’on me payait en heures de récup’. J’ai été étudiante universitaire ET jobiste à temps plein en même temps. Ca m’a juste permise de survivre, sachant que le temps que je passais à bosser+étudier était du temps où je ne dormais pas. ma santé en a pâti. Et finalement, je n’ai, jusqu’à présent, jamais su mettre un sou de côté. JAMAIS. Exemple? Ce 1er janvier, j’ai eu une enveloppe de 200€ de ma mamy. Trois semaines plus tard, j’ai dû filer les 200€ cash à un dépanneur. Je lui ai même proposé de garder la carte de vœux.
Et j’ai une histoire de ce genre tous. les. mois.

J’ai un projet, j’ai des infos pour m’aider à le réaliser, mais quand j’ai le temps, je n’ai pas l’argent et inversement.
Visiblement, cette Pauline (qui, j’en suis sûre, n’en est pas moins une bosseuse!) n’a pas les mêmes soucis que tout le monde…

Reply
Florence Casse 12 mars 2018 - 11 h 42 min

Oh. Et autant je me laisse aller autant que possible, autant le vent ne m’a jamais, par magie, emportée vers le Japon, la Californie ou New York.
See what I mean?

Reply
Gaby 12 mars 2018 - 12 h 45 min

Je vois ce que tu veux dire. La vie de chacun est différente. On pourrait croire que je suis pétée de thunes parce que je pars dans le Sud de la France (chez mes parents), a Tenerife, ou en Suede. Et pourtant, je peux t’assurer qu’il y a des mois où notre frigo est VIDE. Il y a encore 6 mois, j’étais dans une galère de thunes avec mises en demeure cie. Aujourd’hui, j’attendais mes lamentables 230€ pour faire mon mois, sauf que je dois emmener Hermione chez le veto et que ça va me coûter 200 balles. Adieu le mois tranQuille (Oui parce que je considère que Quand il te reste 200€ pour vivre, c’eSt un luxe)

Mais le Point de vue change beaucoup de choses. Je n’ai pas envie de me focaliser sur l’argent. Je pense que, quand on veut vraiment quelque chose, qu’on se donne les moyens de le faire, on peut vraiment y arriver. Ici, ça fait deux ans que j’ai quitté l’école et que je bosse “pour de vrai”. Je dois avouer que l’aperçu que j’ai eu du Monde du travail m’a juste écœurée. MAIS, le fait de décider de reprendre les études me donne une force de malade pour continuer à y aller, sourire, même si j’ai l’impression de perdre ma vie quand je suis au magasin.

Bref, tout ça pour dire que certains ont peut être un peu plus de chance que d’autres à nos yeux, mais on ne sait jamais vraiment ce que ressentent les gens quand ils sont dans ces situations…

Reply
Gaby 12 mars 2018 - 12 h 34 min

ce que tu racontes là, je connais par coeur puisque je le vis tous les jours aussi depuis que je ne vis plus chez mes parents. Je suis partie à 17 ans, et actuellement j’en ai 25. Mi premier appartement était infesté de cafards. Le deuxième n’avait avait un énorme trou dans la cuisine et il faisait -8/-9 dedans pendant l’hiver. Mes affaires tiennent toutes dans ma bagnole. Je n’ai rien. Rien de côté. Mais j’ai des rêves.
Je suis aussi dans la phase où je déteste ce que je fais, ma santé en pâti mais je dirai que la douleur qui fait le plus mal n’est pas physique (même si je porte des caisses plus lourdes que Moi tous les jours et que je creve de mal au dos), Mais mentale. En septembre, je compte reprendre des études. Et c’est le Chomage qui va me permettre de le faire parce que sans, je n’ai pas un balle.

Je pense que Pauline a mangé beaucoup de pâtes. Et je pense que mentalement, ça a été un peu hardcore. Moi, ça me touche, parce qu’elle a eu les couilles de quitter un poste bien payé pour aller suivre une formation radicalement différente. Elle l’a fait et Elle est heureuse. Elle montre que l’argent ne fait pas le bonheur (et le CDI Non plus!)

Reply
Fishman 12 mars 2018 - 17 h 52 min

Réponse à Florence casse.

Je prend la défense de personne, mais l’article relate la vie de Pauline certe elle a eu la chance de voyager et d’avoir des parents exceptionnels à ses côtés .
Mais elle a 30 000€ de crédit à rembourser sans même encore travailler et grâce à sa motivation elle arrivera à vivre de sa passion.
Et ça c’est l’histoire de cet article faire comme Pauline vivre ses rêves ,chapeau bas. Je vous souhaite de réussir dans ce beau projet . Puis merci à la rédactrice pour cette belle histoire

Reply
Pauline 13 mars 2018 - 12 h 22 min

Hola 🙂

Je reprend cette phrase : “quand on n’a rien, on n’a rien à perdre”, très véridique, mais du coup, quand on a qqchose ? on fait quoi ? on pète tout pour repartir de zéro ? certe c’est du courage, mais ça peut aussi relever du suicide.

Comme, elle, Pauline (ahaha, c’est mon prénom) je suis qqun de passionnée qui ne peut pas, ne pas aimé son boulot. Je rêve d’être reporter … je suis informaticienne. Dois je tout envoyer valser pour autant ? je ne pense pas. J’aime malgré tout ce que je fais, et ce que je fais me permet de voyager et exercer en passion le reporting. C’est très beau ce qu’elle a fait, et surtout très courageux. Mais elle aurait pas eu le chômage et surement divers aide, qu’elle n’aurait jamais pu. Je travaille depuis mes 18 ans, et j’ai jamais dépendu des aides, ça parait bête, mais je me débrouillerais tjrs pour qu’il en soit ainsi. (oui le chomage est un droit, on va pas débattre ici). J’ai repris des études aussi, après avoir arrêté, travailler etc. Mettre pris des claques par la vie aussi. Tout ça de toute manière, fait que chacun, à sa manière de voir la vie, et fais ces choix en fonction de ce qu’il ou elle peut accepter et veux.

Ce que je veux dire c’est que, c’est super, mais elle est endettée, elle fait ce qu’elle aime mais c’est de notoriété publique que ça ne paie pas la restauration, et la passion, vivre d’une passion, pour la majorité des gens, ça s’effrite toujours avec le temps, car dans un travail, tu as beau adoré ce que tu fais, on te demandera tjrs des choses que tu n’aimes pas. C’est nul, c’est la vie, je déteste, et j’ai beaucoup de mal à m’y conformer. Moi j’ai choisie de faire qqchose que j’aime et de vivre ma passion a coté. Tout ça c’est une histoire de choix.

Pour autant, chapeau bas, c’est une belle histoire de motivation et qui prouve quand même que tout est histoire de volonté dans la vie. Enfin, souvent (y a toujours des cas a part). Et je lui souhaite tout le meilleur, à elle comme a tout un chacun en fait.

Tchou.

Reply
Gaby 13 mars 2018 - 12 h 36 min

Hey Pauline! Ca faisait super longtemps, trop contente que tu te manifestes 🙂
Je comprends totalement ton point de vue. Oui, c’est clair, elle est endettée. Oui, c’est sur, elle ne gagne plus autant d’argent. Mais tu sais quoi? Quand j’ai eu mon premier appartement (celui où il y avait les cafards), je n’avais pas un sou. Mais quand je dis pas un, c’est vraiment PAS UN. Galère totale. Ben je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie. Je n’avais même pas internet (pour une geek comme moi, on peut se dire que c’est impensable et pourtant… C’est vrai!) et ça ne me manquait pas. Mes amis passaient tous les jours, on mangeait des pâtes, c’était la maison du bonheur. Evidemment, c’était une autre époque. Ce que je veux dire par là, c’est que je pense que l’argent ne fait vraiment pas le bonheur. Quand je regarde des personnes comme tout bêtement ma grande soeur, qui a quitté l’enseignement pour se lancer dans la grande aventure, c’est vraiment quelque chose que j’ai compris.
En tant que prof, elle avait beaucoup d’avantages (des inconvénients aussi), mais elle en était venue à avoir la boule au ventre d’aller au travail tous les jours. Ensuite, je l’ai vu galérer à mort pour son entreprise, faire des heures pas possibles pour gagner très peu d’argent et pourtant, elle avait retrouvé le sourire.

Tout ça pour dire que c’est effectivement une question de choix. On peut soit vivre sa passion sur le côté et garder un boulot qui nous convient dans les grandes lignes, soit on arrive à un point où si on ne change pas radicalement, on s’éteint. Tu as trouvé ton équilibre et c’est tout ce qui compte! 🙂

Reply
Pauline 13 mars 2018 - 12 h 55 min

Je sais 🙂
Et c’est pour ça que tout est choix dans la vie. Moi je peux pas vivre sans mon appareil photo et des voyage. Mais ça se paie … Chacun est différent et le rapport et besoin d’argent (parce que bon l’argent ne fait pas le bonheur mais il peut aider) est propre à chaque personne.

Un autre exemple. Ma meilleure amie est monitrice d’équitation, autant te dire qu’elle galère plus que la moyenne, elle a un cheval qui lui pompe les 3/4 de son solde, déjà pas fou. Et pourtant, elle ne vie que pour ça et pendant trèèèèèès longtemps, n’a pas imaginé faire autre chose. Le pb c’est que la vie et le temps ont fait son oeuvre, aujourd’hui, elle voudrait faire seulement de la compet’, mais c’est pas possible, c’est surtout en course, jockey etc, elle, elle fait du dressage. Elle voudrait voyager aussi, venir nous voir plus souvent etc, et elle peut pas. Elle voudrait avoir son appart a elle, et elle peut pas. Je crois que ca va mieux, mais a un moment, elle a vraiment déprimé et sa passion, qui l’est tjrs, s’est terni en un sens. Elle ne se voit pas faire autre chose, et pourtant elle ne vie plus au travers de celle ci. Tu vois ce que je veux dire ?

Alors, pour toutes personne, le rapport à l’argent diffère, mais c’est quand même clairement plus facile quand tu galère pas trop dans le temps. Et y penser avant de tout envoyer valser, c’est quand même bien. Après, la pauvre elle a fait un burn-out, j’en connais d’autre qui se sont fais viré, licenciement économique, d’autres ont eu d’autre coup dure de la vie, tout ça te fais prendre conscience que … pff, on s’emmerde trop dans la vie et qu’on en a qu’une. De toute, l’idée principale de tout ça, c’est de jamais regretter. Et c’est pour ça, que mine de rien, je bosse en tache de fond pour accéder, peut être, un jour à ce petit rêve enfoui en moi 🙂

Si tu es heureuse comme ca alors c’est super, si elle est heureuse comme ça alors c’est super aussi. Et pour tous les autres, le tout c’est de trouver qqchose qui nous convient. Se trouver des excuses est aussi très facile. Etre rageux aussi. Que chacun fasse ce qui lui plait, de tte, les bac+5 et sur-diplômé y en a trop ~

Cia

Reply
Gaby 13 mars 2018 - 12 h 58 min

C’est vrai qu’en y réfléchissant, avec de l’argent, je pourrai réaliser mes rêves beaucoup plus vite. Sur ce point, je te rejoins. Et je te rejoins aussi sur le fait que parfois, même si on vit de sa passion, ça demande tellement de sacrifices qu’on finit par être triste de faire ce qui nous plaît… Tout est vraiment une question d’équilibre et de choix en somme… 😀

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